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Guide d'achat occasion · Berline fastback / Break SW

Peugeot 508 II d'occasion : ce que cachent les motorisations PureTech, BlueHDi et hybride rechargeable

La 508 de deuxième génération (2018-2023) est l'une des plus belles berlines françaises de sa décennie. Mais derrière le design fastback et l'i-Cockpit se cachent des motorisations très inégales — et quelques rappels constructeur à vérifier absolument avant de signer.

Mis à jour : juin 2026Lecture : 10 minII · 2018-2023

L'essentiel en 30 secondes

À surveiller de près : le 1.2 PureTech 130 (courroie de distribution humide, rappel Stellantis) et le 1.5 BlueHDi 130 (chaîne de distribution fragilisée, rappel Stellantis, AdBlue capricieux). Ces deux motorisations ont fait l'objet de campagnes officielles — vérifier le statut du rappel avec le VIN est non négociable.

Les choix plus sereins : le 1.6 PureTech 180 EAT8 (la motorisation la plus appréciée de la gamme) et le 2.0 BlueHDi 160/180 (robustesse reconnue, idéal gros rouleurs).

L'hybride Hybrid 225 PHEV : intéressant à l'usage mais exposé à un rappel batterie (BMS) et à une dégradation de l'autonomie électrique dans le temps. À examiner avec soin.

La règle d'or : aucun achat sans historique d'entretien complet (factures + Histovec) et vérification du statut des rappels via le VIN.

Lancée au printemps 2018, la Peugeot 508 II rompt radicalement avec sa devancière : carrosserie fastback à cinq portes (et break SW dès l'automne), i-Cockpit numérique, ambiance intérieure soignée. Elle s'est installée durablement dans le segment des berlines hautes, vendues en quantités moindres que les compactes mais à des acheteurs plus exigeants — et désormais disponibles en masse sur le marché de l'occasion.

Ce guide va droit au but : quelles motorisations présentent un risque documenté, lesquelles sont des choix solides, combien coûtent les réparations redoutées, et quoi vérifier point par point avant de s'engager.

Le point chaud essence : la courroie « humide » du 1.2 PureTech et les limites du 1.6 PureTech

La 508 II est proposée en essence avec deux blocs PureTech : le 1.2 PureTech 130 (trois-cylindres, notamment en finitions d'entrée) et le 1.6 PureTech 180 ou 225 (quatre-cylindres, motorisation principale).

Le 1.2 PureTech : la courroie humide, problème connu

Le 1.2 PureTech utilise une courroie de distribution dite « humide » qui baigne dans l'huile moteur. Lorsque l'huile se dégrade — notamment par dilution en carburant lors de trajets courts et froids — la courroie se désagrège en micro-particules qui obstruent la crépine de la pompe à huile. La lubrification chute, et le moteur peut être détruit. Des casses ont été signalées sous les 100 000 km sur des exemplaires non entretenus.

Face à l'ampleur des signalements, Stellantis a lancé plusieurs campagnes de rappel. La Peugeot 508 II en version 1.2 PureTech 130, produite entre 2020 et le 20 juin 2022, est notamment concernée par l'extension de garantie de 10 ans ou 175 000 km couvrant la courroie, sous réserve que les vidanges aient été respectées. L'intervalle de remplacement a été révisé à la baisse à 6 ans ou 100 000 km.

Pourquoi c'est grave financièrement

Une courroie remplacée en préventif : quelques centaines d'euros. Une casse moteur : 7 000 à 10 000 € ou plus, souvent supérieur à la valeur du véhicule. Sans preuve du rappel et de l'entretien, la prise en charge par Stellantis peut être refusée.

Le 1.6 PureTech 180/225 : la motorisation phare, plus robuste mais non sans défauts

Le 1.6 PureTech quatre-cylindres est la motorisation la plus vendue et la plus appréciée de la 508 II. Sa fiabilité est globalement satisfaisante, mais quelques points méritent attention :

  • Chaîne de distribution — pas de courroie humide, mais des cas d'usure prématurée de la chaîne ont été rapportés au-delà de 100 000 km sur les premiers millésimes 2018-2019. Une inspection est recommandée à haute kilométrie.
  • À-coups à basse vitesse — Signalés sur les millésimes 2018-2019, partiellement corrigés par mises à jour logicielles.
  • Consommation réelle — Les chiffres officiels (5,8-6,2 L/100 km) sont optimistes ; comptez 7 à 8,5 L/100 km en usage courant.

Avant tout achat d'un 1.2 PureTech, exigez la preuve du rappel (facture atelier + vérification VIN sur peugeot.fr, section campagnes de rappel).

Quelle motorisation choisir (et laquelle fuir)

Voici la synthèse, motorisation par motorisation, croisée à partir des données de fiabilité et des retours de propriétaires et de la presse spécialisée.

Fiabilité des principales motorisations · Peugeot 508 II (2018-2023)
MotorisationVerdictPoints de vigilance
1.2 PureTech 130 (essence, 2020-2022) À risque Courroie distribution humide, risque casse moteur. Extension garantie 10 ans/175 000 km sous conditions. Rappel + historique complet indispensables.
1.6 PureTech 180 EAT8 (essence) Recommandé La motorisation la plus fiable de la gamme essence. Surveiller la chaîne au-delà de 100 000 km et les à-coups EAT8 à froid.
1.6 PureTech 225 EAT8 (essence, Hybrid4 PSE) Prudence Bloc robuste mais en version PSE (360 ch cumulés PHEV), usure plus marquée. Vérifier historique entretien sérieux.
1.5 BlueHDi 130 (diesel) À risque Chaîne de distribution 7 mm fragilisée (rappel Stellantis, campagne nationale depuis septembre 2024). AdBlue capricieux, EGR fragile en usage urbain.
2.0 BlueHDi 160/180 EAT8 (diesel) Recommandé Bloc le plus robuste pour les gros rouleurs. Pompe à eau à surveiller. Préconiser une vidange EAT8 tous les 60 000-80 000 km.
Hybrid 225 PHEV (1.6 PureTech + moteur élec.) Prudence Rappel BMS batterie haute tension (surchauffe/fumée, 10 juillet 2019 – 23 novembre 2022). Autonomie électrique réelle ~40-48 km (vs 54 km WLTP). Dégradation possible selon usage.

La logique d'usage

Pour les gros rouleurs en usage autoroutier ou mixte : le 2.0 BlueHDi 160/180 est le choix le plus rassurant à long terme. Pour un usage équilibré ville/route avec recharge possible : l'Hybrid 225 PHEV est pertinent (consommation réelle autour de 2 L/100 km si rechargé quotidiennement), à condition de vérifier le rappel BMS. Pour l'essence sans hybride, le 1.6 PureTech 180 est la valeur sûre. Évitez le 1.5 BlueHDi sauf si le rappel chaîne a été fait et le kilométrage est bas.

Le point BlueHDi : FAP, AdBlue, chaîne de distribution

Les motorisations diesel de la 508 II recouvrent des blocs très différents : le 1.5 BlueHDi 130, présent sur les finitions d'entrée et de milieu de gamme, et le 2.0 BlueHDi 160 ou 180, réservé aux versions GT et GT Line.

Le 1.5 BlueHDi : rappel chaîne de distribution

Depuis septembre 2024, Stellantis a lancé une campagne nationale de rappel préventif concernant plus de 760 000 véhicules en France (Peugeot, Citroën, DS, Opel) équipés du moteur 1.5 BlueHDi produit entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2021. La Peugeot 508 II est explicitement citée dans les modèles concernés.

Le problème : la chaîne d'arbre à cames de 7 mm se désagrège progressivement sous l'effet de la carbonisation de l'huile et de la pression de contact. Elle peut devenir bruyante puis se rompre brutalement, causant des dégâts moteur importants (soupapes tordues, culasse endommagée). La solution est le remplacement par une chaîne renforcée de 8 mm.

  • Véhicules sous 120 000 km : enregistrement acoustique de la chaîne uniquement (opération de contrôle).
  • Véhicules dépassant 120 000 km : remplacement complet du kit de distribution, véhicule de remplacement fourni.

Système AdBlue et FAP : les problèmes communs aux deux diesel

Les deux blocs BlueHDi partagent un point commun : le système de dépollution (FAP + AdBlue/SCR) est fragile en usage urbain.

  • Rappel FAP (2018-2021) — La Peugeot 508 II (type R823, produite entre le 11 janvier 2018 et le 12 octobre 2021) est concernée par un rappel Stellantis pour surchauffe du filtre à particules pouvant provoquer des fissures. Peugeot contacte les propriétaires pour remplacement.
  • Cristallisation AdBlue — Les modèles 1.5 et 2.0 BlueHDi sont touchés par des cristallisations d'urée qui obstruent l'injecteur SCR et le réservoir. Coût de remplacement du module : 300 à 600 €.
  • Vanne EGR — Encrassement progressif surtout en cycle urbain court. Nettoyage : 150 à 400 €, remplacement : jusqu'à 800 €.

Un diesel 508 II, c'est fait pour la route

Un BlueHDi utilisé exclusivement en ville est une bombe à retardement : le FAP ne se régénère pas correctement en cycle court, l'EGR s'encrasse plus vite, et l'AdBlue cristallise davantage. Si vous roulez moins de 20 000 km/an et surtout en ville, optez pour le PureTech 180 ou le PHEV.

L'hybride rechargeable Hybrid 225 : autonomie réelle, rappel BMS, version PSE

La 508 Hybrid 225 PHEV associe le 1.6 PureTech 180 ch à un moteur électrique de 110 ch (80 kW), pour une puissance cumulée de 225 ch et une traction avant. La batterie LG de 11,6 kWh bruts annonce une autonomie WLTP de 54 km en mode électrique pur.

L'autonomie réelle

En pratique, les propriétaires constatent 40 à 48 km en été et nettement moins en hiver (le chauffage électrique pèse lourd sans pompe à chaleur). Des cas de dégradation progressive ont été signalés — une autonomie affichée qui passe de 52 km à l'achat à 24-30 km après quelques dizaines de milliers de kilomètres. Ce n'est pas systématique, mais c'est un point à surveiller.

Le rappel BMS : ce que vous devez vérifier

En France, 5 114 exemplaires de Peugeot 508 II Hybrid produits entre le 10 juillet 2019 et le 23 novembre 2022 ont été rappelés (opération référencée « MEG »). Le boîtier de gestion de la batterie (BMS) ne remplissait pas parfaitement son rôle, entraînant un risque de surchauffe et de dégagement de fumée. La correction prévoyait soit une mise à jour logicielle, soit le remplacement de la batterie si non conforme.

Avant tout achat d'un 508 Hybrid 225, vérifiez le statut de ce rappel via le VIN sur le site officiel rappel.conso.gouv.fr ou sur peugeot.fr.

La version PSE (508 Peugeot Sport Engineered)

Le PSE porte la puissance à 360 ch cumulés grâce à deux moteurs électriques (un par essieu) et une transmission intégrale. C'est une version rare, vendue neuve à plus de 60 000 €, que l'on retrouve peu sur le marché de l'occasion. Les retours de propriétaires sont globalement favorables sur la fiabilité à kilométrage raisonnable (moins de 50 000 km). Elle partage les mêmes points de vigilance que le PHEV 225 (batterie, BMS) mais avec une sollicitation plus intense du groupe motopropulseur.

Les autres faiblesses à connaître

Au-delà des motorisations, plusieurs problèmes transversaux ressortent des retours de propriétaires et des forums spécialisés :

  • Boîte EAT8 — Des à-coups au passage des rapports (surtout entre le 2e et 3e rapport à froid) et des cas de boîtes défaillantes dès 20 000-30 000 km ont été signalés. La cause principale est l'huile de transmission dégradée. Malgré la mention « lubrifiée à vie » du constructeur, une vidange tous les 60 000 à 80 000 km est recommandée pour prévenir les problèmes (remplacement : 4 000 à 6 000 €).
  • Batterie 12 V — Défaillances fréquentes sur ce modèle très électronisé. Une batterie 12 V affaiblie peut provoquer refus de démarrage, désactivation de fonctions et bugs électroniques en cascade.
  • Électronique / i-Cockpit — Écran central et tableau de bord numérique : gels, redémarrages, lenteurs. Caméra de recul à image médiocre. Bugs GPS et audio sur les premiers millésimes 2018-2019, partiellement corrigés par mises à jour.
  • Peinture — Fragilité face aux projections routières à haute vitesse, signalée par plusieurs propriétaires en usage autoroutier régulier.
  • Rappel essieu arrière (2019-2020) — Des 508 II produites entre le 4 novembre 2019 et le 18 janvier 2020 ont fait l'objet d'un rappel pour boulons de fixation d'essieu arrière pouvant se rompre, avec risque de perte de contrôle.
  • Suspension avant — Usure prématurée des silentblocs et triangles sur les finitions dotées de grandes jantes (18 ou 19 pouces). Bruit de claquement à bas régime, surtout à l'avant.

Combien coûtent vraiment les réparations

Ces fourchettes permettent de calibrer votre négociation : une voiture sans historique de distribution ou de boîte ne vaut pas le même prix qu'une voiture avec factures à l'appui.

Fourchettes de coûts indicatifs — Peugeot 508 II (2026)
InterventionCoût indicatifDétail
Remplacement courroie distribution 1.2 PureTech (préventif) Gratuit si rappel valide / 600–1 300 € sinon Pris en charge par Stellantis (10 ans/175 000 km) si entretien à jour. Kit pièces + main-d'œuvre en dehors de la garantie.
Casse moteur 1.2 PureTech (courroie négligée) 7 000 à 10 000 €+ Souvent supérieur à la valeur résiduelle. Scénario à éviter absolument.
Remplacement chaîne distribution 1.5 BlueHDi Gratuit (rappel) si éligible Couvert par la campagne Stellantis pour les véhicules produits 2018-2021 dépassant 120 000 km. Hors garantie : 800–1 500 €.
Remplacement FAP / nettoyage EGR (BlueHDi) 800 à 1 500 € (FAP) / 150 à 800 € (EGR) FAP : remplacement complet si fissuration. EGR : nettoyage ou remplacement selon état.
Vidange boîte EAT8 (préventif) 200 à 400 € Recommandée tous les 60 000–80 000 km. À défaut : remplacement boîte 4 000–6 000 €.
Remplacement module AdBlue 300 à 600 € Module non réparable, remplacement complet. Couverture constructeur possible selon âge et entretien.

Combien ça coûte à l'achat

Le marché de la 508 II est plus étroit que celui d'un SUV bestseller, mais les annonces sont régulières. Le positionnement haut de gamme se ressent sur les cotes : les prix restent soutenus, et les exemplaires bien dotés (GT, GT Line, EAT8) partent nettement plus cher que les entrées de gamme.

Fourchettes de prix marché observées — Peugeot 508 II occasion (mi-2026)
VersionFourchette indicative
1.5 BlueHDi 130 Active Pack (2019-2020, ~100 000 km) à partir de ~13 000 €
1.6 PureTech 180 EAT8 Allure (2019-2021, km moyen) 15 000 – 19 000 €
2.0 BlueHDi 160 EAT8 GT Line (2020-2022, km moyen) 16 000 – 22 000 €
Hybrid 225 PHEV GT Line (2020-2022) 18 000 – 26 000 €
508 SW 1.6 PureTech 180 EAT8 GT (2021-2022) 18 000 – 23 000 €

Comme toujours, ne cherchez pas la voiture la moins chère : cherchez la mieux documentée. Un exemplaire 500 à 1 000 € plus cher avec carnet d'entretien complet, rappels effectués et factures à l'appui vous coûtera bien moins cher sur la durée qu'une « bonne affaire » sans historique.

La checklist avant d'acheter

À garder sur votre téléphone. Cochez chaque point avant de vous engager :

  • Identifier la motorisation exacte sur la carte grise (1.2 PureTech, 1.6 PureTech, 1.5 BlueHDi, 2.0 BlueHDi, Hybrid 225, PSE) et la situer dans le tableau ci-dessus.
  • Exiger l'historique d'entretien complet : carnet + factures d'atelier. Une absence de suivi est un signal d'alarme immédiat sur n'importe quelle motorisation.
  • Vérifier les rappels via le VIN sur peugeot.fr (section campagnes de rappel) ou rappel.conso.gouv.fr. Sur PureTech 1.2 : rappel courroie. Sur BlueHDi 1.5 : rappel chaîne. Sur Hybrid 225 : rappel BMS. Sur 508 II en général : rappel FAP (diesel 2018-2021).
  • Consulter l'Histovec : rapport d'historique administratif gratuit de l'État pour vérifier sinistres, kilométrage et situation administrative.
  • Tester la boîte EAT8 : manœuvres lentes à froid, marche avant / arrière à basse vitesse. Chocs métalliques ou à-coups marqués = boîte à surveiller.
  • Sur BlueHDi : se méfier d'un faible kilométrage en usage exclusivement urbain (FAP/EGR). Demander quand l'AdBlue a été vérifié/remplacé pour la dernière fois.
  • Sur Hybrid 225 : tester la recharge sur une prise Type 2 ou Wallbox, vérifier l'autonomie électrique affichée (moins de 35 km affiché à froid = dégradation notable), s'assurer que le rappel BMS est bien soldé.
  • Tester l'écran i-Cockpit : allumer, vérifier l'absence de gels, de taches ou de lenteurs sur le tableau de bord numérique et l'écran central.
  • Vérifier les optiques et la peinture : traces de gravillonnage sur le capot et le bas de caisse, condensation dans les blocs optiques.
  • Essai routier complet : montée en température, reprises à froid, écoute des bruits de train avant/arrière, test de la climatisation.
  • Faire un diagnostic OBD avant achat : lecture des codes défaut en mémoire (y compris effacés) via un contrôle pré-achat indépendant.

Questions fréquentes

La Peugeot 508 II est-elle fiable en occasion ?

La fiabilité dépend de la motorisation et de l'historique d'entretien. Le 1.6 PureTech 180 et le 2.0 BlueHDi sont globalement solides. Le 1.2 PureTech 130 et le 1.5 BlueHDi 130 présentent des points de fragilité documentés (rappels constructeur), mais sont acceptables avec un dossier d'entretien irréprochable et la preuve des rappels effectués.

Quelles années de 508 II faut-il éviter ?

Les premiers millésimes 2018-2019 ont connu davantage de problèmes électroniques et d'à-coups EAT8. Les BlueHDi 1.5 de 2018 à 2021 sont exposés au rappel chaîne. Les Hybrid 225 de juillet 2019 à novembre 2022 sont concernés par le rappel BMS. Aucune année n'est à fuir en bloc — c'est l'historique d'entretien et le statut des rappels qui font la différence.

Le rappel chaîne de distribution BlueHDi 1.5 concerne-t-il la 508 II ?

Oui. La Peugeot 508 II équipée du 1.5 BlueHDi, produite entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2021, est explicitement concernée par la campagne de rappel préventif lancée en septembre 2024 pour usure de la chaîne de distribution. Vérifiez le statut du rappel avec le VIN avant tout achat.

L'hybride rechargeable 508 Hybrid 225 est-il un bon achat en occasion ?

Il peut l'être si rechargé quotidiennement (consommation réelle autour de 2 L/100 km sur trajets mixtes). Mais la dégradation de l'autonomie électrique est un risque réel, et le rappel BMS (5 114 véhicules, production juillet 2019 – novembre 2022) doit impérativement être soldé. Vérifiez l'autonomie électrique affichée et testez la recharge lors de l'essai.

Vaut-il mieux un 508 II berline fastback ou SW break ?

Le SW offre un coffre bien plus généreux (530 L contre 487 L) tout en conservant les mêmes motorisations et les mêmes points de fiabilité. Il est souvent légèrement mieux revalorisé à la revente. Le choix est donc principalement pratique.

La boîte EAT8 de la 508 II est-elle fiable ?

Globalement oui sur les hauts kilométrages, mais elle nécessite un entretien que le constructeur ne prescrit pas officiellement. Une vidange préventive tous les 60 000 à 80 000 km est fortement recommandée pour éviter les à-coups et les défaillances prématurées (remplacement : 4 000 à 6 000 €).

Notre recommandation finale

La 508 II reste une excellente berline d'occasion à condition de choisir le bon exemplaire. Pour les gros rouleurs : un 2.0 BlueHDi bien entretenu avec vidanges EAT8 à jour. Pour un usage mixte : un 1.6 PureTech 180 EAT8 avec historique d'entretien complet. Pour les petits-moyens trajets avec recharge : l'Hybrid 225 avec rappel BMS soldé. Quelle que soit la motorisation, n'achetez jamais sans les factures d'entretien et la vérification des rappels via le VIN.

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